La communauté du Collège Champittet a été profondément ébranlée par un événement tragique qui a coûté la vie à trois élèves actuels et à quatre anciens élèves récents, tout en laissant deux élèves gravement blessés. Face à cette perte inimaginable, l'école s'est d'abord attachée à apporter un soutien attentif et compatissant aux jeunes en proie au choc et au chagrin. La résilience du personnel enseignant a été primordiale, car il a su faire face à ces circonstances extraordinairement difficiles avec un dévouement inébranlable pour le bien-être de ses élèves. L'école garde en mémoire Arthur, Diana, Nathan, Alicia, Guillaume, Noa et Trystan, tout en offrant un soutien indéfectible aux élèves blessés, Arda et Charles, et en accueillant à bras ouverts leurs frères, Benjamin, Harry et Kemalcan. Les familles touchées ont été reconnues comme des exemples de courage et de dignité dans cette période douloureuse.
Lorsque les mots ne parviennent pas à exprimer la profondeur du chagrin, la communauté est guidée vers des actions significatives. Inspiré par Allan, le frère de l'un des défunts, le message est de trouver l'expression dans les gestes, le mouvement et l'élan de la vie - par des sourires, des étreintes, des activités partagées, et tout simplement en vivant pleinement. Le Père Jean-Marc Nemer, aumônier de la Collège Champittet, Il replace cette réponse dans le contexte d'une tradition suisse qui oppose au fatalisme la force tranquille de l'âme, une force qui reconnaît la douleur mais refuse de lui laisser le dernier mot. Ce principe s'incarne dans des actes historiques d'humanité, tels que la fondation de la Croix-Rouge par Henri Dunant après avoir été témoin de la souffrance à Solferino. La communauté scolaire est donc appelée à agir au nom des personnes perdues et blessées, en transformant le chagrin en une force collective de soutien et de solidarité, honorant la mémoire des élèves en continuant à prendre soin les uns des autres.